From the Chairman

[Jun. 12, 2008]

Message du Président



Au moment où notre monde devient plus étroitement lié, où notre monde devenant de plus en plus étroitement lié, mettant en contact étroit les cultures et les valeurs sont de plus en plus proches, nous faisons face à un degré de conflits sans précédent. Les problèmes qui menacent les fondements même de la vie, comme la pauvreté, la famine et la maladie, s'intensifient dans le monde.

Bien entendu, il est vital pour beaucoup de secteurs de la société de travailler ensemble pour contrecarrer ces problèmes. Mais mon expérience m'a montré que de tels partenariats ne sont pas toujours suffisants. En abordant de nouveaux problèmes, nous devons d'abord prendre du recul et réexaminer les goulots d'étranglement fondamentaux dedans notre processus de résolution des problèmes.

Pendant plus de trente ans, mon travail avec le programme de coopération internationale de The Nippon Foundation m'a permis d'examiner de nombreuses méthodes pour améliorer nos manières de penser et d'agir. Je sens personnellement que mon travail, plutôt que simplement philanthropique, devrait être un travail de terrain, et je passe beaucoup de mon temps sur le terrain. La raison en est, que je le crois fermement, que si nous ne comprenons pas les besoins, difficultés et conflits des zones que nous essayons d'atteindre, nous ne pouvons pas être efficaces dans notre travail de développement et de soutien humanitaire. A la fois les problèmes, et leurs réponses, se situent sur le terrain.

Dans mon travail, toutefois, je suis arrivé à la pénible constatation qu'une des principales pierres d'achoppement de nos capacités à résoudre les problèmes ne réside, pas tellement tant dans les personnes qui font elles-mêmes face aux difficultés elles-mêmes, que mais dans ceux d'entre nous qui viennent de l'extérieur pour trouver créer des solutions.

Nous qui travaillons pour surmonter des problèmes savons que les gens qui en souffrent sont à la fois disposés et capables de les résoudre. Toutefois, dans beaucoup de cas, ils ne sont pas capables de réaliser leur propre potentiel. La raison en est la suivante: alors que la meilleure solution à un problème est une solution celle adaptée au mode de vie et à la sagesse des gens concernés qu'elle affecte, trop souvent les groupes qui essaient d'aider appliquent trop souvent, simplement leurs propres méthodes et systèmes de valeurs. Ils ne prennent pas en compte des différents modes de pensée et n'essaient pas de nouvelles méthodes d'approche des problèmes.

Notre monde est étonnamment diversifié. Pour cent personnes, il y a cent concepts différents du bon sens. Confrontés à des problèmes, nous devons absolument respecter les cultures et les systèmes de valeurs concernés, et ne pas nous laisser piéger par tomber dans le piège de notre propre manière de penser. Nous devons avoir faire confiance à la volonté et à la force des personnes confrontées au problème, et les inclure en partenaires égaux quand nous travaillons pour réaliser notre objectif. Nous devons rechercher activement différents points de vue parce qu’en combinant différents systèmes de valeur et de culture, nous pourrons trouver des solutions vraiment originales et dynamiques.

Il n'est pas facile de dépasser nos différences et de créer de nouvelles manières de penser, mais c'est ce que j'essaie de faire. Mon but est de rapprocher notre monde au moins un pas vers l'idéal où, par une coopération égale entre ceux qui fournissent de l'aide et ceux qui la reçoivent, nous pourrons rassembler la volonté et la puissance de ceux qui luttent avec les difficultés de notre monde, et créer une société où ils pourront ouvrir leurs propres voies vers l'avenir.

Yohei Sasakawa
Président,
The Nippon Foundation